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Mauvaise interprétation des Droits et libertés des personnes et Associations derrière les enjeux politiques
www.burundi-info.com : Ces jours-ci, un constat allant dans le sens de la globalisation abusive fondée sur une mauvaise interprétation sur les : « cas de violation des droits et libertés des hommes des media et des avocats » fait la une de l’actualité de certains media. On parle notamment des arrestations des avocats et les campagnes d’intimidation à l’encontre des journalistes par les autorités gouvernementales.
Avant d’aller au fond du problème, il convient de faire un petit retour en arrière pour comprendre les dessous des enjeux en rapport avec certaines agitations qu’on observe actuellement. Un des éléments déclencheur du comportement affiché par certaines personnes et associations fut les résultats des élections communales de 2010 largement gagnées par le Parti CNDD-FDD et officiellement reconnus par la société civile y compris les confessions religieuses, les pays de la sous-région et toute la Communauté Internationale. Ces résultats ont démontré le rapport de forces des partis politiques au niveau national. Ils ont aussi mis à nu certains partis politiques qui trompaient la population et la Communauté Internationale en disant qu’ils ont un plus grand soutien populaire. N’étant pas capables de se retenir devant cet échec, les perdants ont inventé des alibis comme quoi les élections ont été truquées oubliant que quand on entre en compétition, il y a toujours un gagnant et un perdant. Voyant qu’il leur sera difficile de se maintenir dans les postes politiques qu’ils escomptaient avoir suite aux Accords d’Arusha, ils ont décidé de boycotter les élections suivantes et ont arrêté toutes les stratégies possibles pour faire retourner le pays aux principes de négociations pour le partage du pouvoir. Voila la résurgence des accords Kigobe-Kajaga, Partenariat, Convention et j’en passe. Ce geste est une négation flagrante de la démocratie et des principes démocratiques. C’est aussi un manque de culture démocratique et de maturité politique. Malheureusement, certains média ont embarqué dans cette logique en propageant des messages attisant même la haine et la guerre et discréditant certaines personnalités pour obliger le parti vainqueur à enterrer la volonté du peuple issu du verdict des urnes pour replonger le pays dans un désordre total au profit des intérêts des individus. Toujours dans cette même logique, il y a eu certaines associations et individus qui ont peur de la stabilité qui se sont cachés et qui continuent jusqu’aujourd’hui à se cacher derrières les manipulations de ces politiciens mal intentionnés pour empêcher le Gouvernement de s’attaquer aux problèmes de développement et surtout au grand chantier de réconcilier définitivement le peuple Burundais avec la Commission Vérité-Réconciliation qui débutera officiellement ces activités en 2012. Idee de dire : Ne reussis pas là où j’ai échoué !!!
En faisant une analyse approfondie, il est malheureux d’affirmer que les agitations observées ici et là aujourd’hui s’inscrivent dans cette logique. À titre d’exemple, à propos des cas actuels de certains hommes des media et du droit, il ya lieu de dire que les chefs d’accusation, les motifs de convocations pour les cas en cours et les agitations qui s’en suivent, relèvent d’une mauvaise interprétation des droits et libertés des gens et des Associations pour des fins politiques. Il est important de comprendre que les droits et libertés de quelqu’un vont de paire avec obligations de tenir compte des droits et libertés des autres. Certains journalistes sont convoqués pour éclaircir sur des messages diffusés allant dans le sens de violer les droits et la dignité des autres citoyens. Selon l’article 21 de la Constitution du Burundi, la dignité humaine est respectée et protégée. Toute atteinte à la dignité humaine est réprimée par le code pénal. D’autres sont convoqués pour donner des précisions sur les messages diffusés allant dans le sens d’attiser la guerre et la haine. Là aussi l’article 61 précise bien que nul ne peut abuser des droits reconnus par la Constitution ou par la loi pour compromettre l’unité nationale, la paix, la démocratie, l’indépendance du Burundi, porter atteinte à la laïcité de l’Etat ou violer de toute autre manière la présente Constitution. De plus, l’article 73 de la constitution dit que tout individu a le devoir de contribuer à la sauvegarde de la paix, de la démocratie et de la justice sociale. L’Etat burundais comme toute autre État démocratique a la responsabilité de respecter et faire respecter la constitution et de garantir la paix et la sécurité de ses citoyens. Quelle est alors la faute commise par le ministère public dans cette logique de faire respecter la loi fondamentale du pays ?
Avec les exemples ci-haut cités, il est à constater qu’il y a des enjeux politiques derrière ces agitations dont le but est de détourner l’attention des dirigeants portée sur les grands chantiers de réconciliation du Peuple Burundais et du développement socio- économique de notre pays en tentant de désinformer l’opinion internationale. Ainsi donc, Human Right Watch, en tant qu’organisation des Nations Unies, ne devrait pas être trompée en s’embarquant dans cette logique par des déclarations basées sur des informations non analysées en profondeur. Le récent message du Président Jacob Zuma de la République Sud Africaine sur le développement démocratique et économique au Burundi, un pays qui a accompagné et soutenu notre pays pendant la période de conflits, un pays qui connaît bien la réalité de notre pays, devrait servir d’exemple. Les accords de coopération dans les domaines de l’énergie, éducation, économie qui viennent d’être signés entre nos deux pays est un signe éloquent que le monde a déjà ’compris que la paix et la démocratie règnent au Burundi.
Retournons sur le cas des avocats dont certains sont accusés d’avoir acheté des témoins pour des cas de crime. La question qu’on peut se poser ici et de savoir les vraies motivations qui ont poussé un groupe de gens (avocats) de descendre dans la rue pour soutenir et demander la libération de quelqu’un qui a trahi leur métier ou profession. De toutes les façons, la réponse se trouve ailleurs et non pas dans les slogans qu’ils scandent devant le parquet général. Normalement, les avocats sont supposés défendre les citoyens pour faire valoir le droit de ces derniers. En tant que spécialiste du droit, quand l’on utilise son expertise pour manipuler et bafouer les droits des autres, il se crée la haine entre les citoyens, ce qui compromet la paix et la sécurité du pays. C’est un acte contraire à la déontologie professionnelle. L’article 71 de la Constitution précise que tout Burundais chargé d’une fonction publique ou élu à une fonction politique a le devoir de l’accomplir avec conscience, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt général.
De plus, certains avocats injurient gratuitement certains membres du corps chargé de faire respecter les lois dans le but de les discréditer pour avoir accompli correctement la mission qui leur est confiée. Mais malgré tout cela, certaines mauvaises langues animées par un esprit destructif n’hésitent pas de parler de harcèlement à l’ égard des avocats et des journalistes. Quel harcèlement vraiment ? Est-ce que les personnes et les organisations sont ils au courant que l’État a la responsabilité de garantir la Constitution ?
Human Right Watch en tant qu’organisation des Nations chargé des droits de l’homme devrait comprendre le lien qui doit exister entre les droits de l’homme et la culture de la démocratie. Au lieu de porter des accusations gratuites contre le Gouvernement Burundais pour harcèlement des gens qui prônent le mensonge, la manipulation, le discours de la division et la guerre, Human Right Watch devrait comprendre que les droits de l’homme vont de paire avec la culture démocratique. Elle devrait aussi comprendre qu’au Burundi comme ailleurs dans les autres pays démocratiques, tous les citoyens doivent être égaux devant la loi et doivent bénéficier des mêmes droits. Ainsi, elle devrait plutôt contribuer à lancer des messages allant dans le sens de renforcer la démocratie et les droits de tous les citoyens burundais et non pas les droits des catégories de certaines personnes. Bref, les organisations de droit de l’homme, les media, les hommes de droits devraient contribuer, dans leurs activités quotidiennes, au respect des principes démocratiques prônant le respect du verdict du peuple et l’égalité des citoyens devant la loi. Les gens ou les organisations qui se cachent derrière les groupes de bandits qui violent et volent sous prétexte de rébellion en gestation pour refuser la volonté du peuple devrait savoir que la décision du peuple est irréversible, car le peuple est souverain.
De même, les gens qui volent avec des armes et qui violent sont des bandits armés et non pas des rebelles comme les traitent les gens mal intentionnés. En effet, jusqu’aujourd’hui, personne n’a encore osé confirmer sa paternité avec ces groupes de violeurs et voleurs. Les gestes posés par ces groupes n’ont rien d’autres que du terrorisme. Traiter ces bandits de rebelles, revient à soutenir le terrorisme international. Et l’expérience a démontré que quand on soutient un terrorisme, il revient contre toi après. À bon entendeur Salut !
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