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Manipulation d’un dossier judiciaire pour des fins politiques
Bujumbura, 04.08.2011 (burundi-info.com) – Il y a quelques jours, un des membres de l’Association des avocats du Burundi, d’ailleurs son Président, répondant au nom de Rufyikiri Isidore s’est attaqué, dans les média, au corps de la magistrature burundaise en lançant des propos calomnieux et injurieux traitant les membres de ce corps « UBUGAGABO N’UBUGORE BW’UBUCAMANZA » pour des motifs non encore connus. En faisant une analyse sur ces propos, il y a lieu de penser qu’il avait l’intention de rabaisser les membres du corps de la magistrature dans le but de le discréditer.
Comme pour tout autre citoyen, la justice s’est saisi de ce cas. Ici, il faut être précis. Oui, Monsieur Isidore Rufyikiri est un avocat bien connu et de surcroît il est présentement le président de l’Association des avocats du Burundi. Mais ce statut ne peut, en un aucun cas, le différencier de tout autre citoyen devant la loi. Même si l’on met de côté la loi, de tels propos vont même à l’encontre des valeurs culturelles burundaises, à moins qu’il n’ait décidé d’adopter d’autres valeurs, ce qui serait encore plus grave.
Ce qui est étonnant dans tout cela, au lieu de s’en excuser devant les individus blessés du corps de la justice, il s’est enfoncé dans un lobbying morbide pour chercher des soutiens auprès d’une association des jeunes « CPAJ », « ici nous pouvons nous tromper sur la façon d’écrire cette organisation qui semble être une union des associations des jeunes », ce qui a finalement montré que la question a vite débordé le cadre judiciaire pour rentrer dans une compréhension politique. Une autre intervention non moins burlesque a été celle d’un autre avocat, au secours de son frère en danger, d’affirmer que les partenaires financiers du Burundi consultent d’abord les avocats pour leur demander si le climat est favorable à leurs investissements éventuels dans le pays et a brandi de leur dire non à l’idée qu’ils sont entrain de subir des emprisonnements. Encore une fois, cette intevention de trop a prouvé que lesdits avocats avec leurs acolytes ont des objectifs trop éloignés de ceux que l’on voudrait faire gober à la population et surtout à la Communauté Internationale : celle de diaboliser tout individu, groupe d’individus qui ne partagent pas les mêmes pens ées divisionnistes jusqu’à s’attaquer aux institutions de l’Etat. Cette solidarité négative dans laquelle se retrouvent certains média ne trompe plus personne. Tout en jouant le même rôle, certains servent de caisse de raisonnance pour les semeurs d’insécurité ou corporteurs de mensonge pour préfigurer certains événements à travers certains média, d’autres interviennent pour expliquer le sens du banditisme que l’on observe ici et là comme étant de nature politico sécuritaire par certains responsables de la société civile raison pour laquelle il faudrait les écouter et négocier avec eux tandis que d’autres sont chargé de suivre de près les arrestations des bandits sur tout le territoire national pour les défendre et les aider à s’échapper des prisons.
Une autre démarche non moins étonnante que celles déjà citées montrent que ces mêmes sympathisants demandent au Président de la République de se mêler dans cette affaire. Il ne faut pas demander une chose et son contraire. Dans leurs accusations abusives, ils accusent l’Exécutif de se mêler dans les affaires judiciaires et en même temps, ils demandent au Chef de l’Exécutif, donc au Président de la République, d’intervenir dans un cas purement juridique. Quelle logique vraiment !
Une autre version de la même histoire politico politicienne sous couvert de certains comportements nuisibles de certains avocats est de révolter la population y compris les associations des jeunes. En les écoutant parler, ils n’hésitent pas de dire qu’ils parlent au nom du peuple. Quel peuple ? Si ce peuple il y a, ce n’est pas en tout cas le peuple burundais, car les Représentants du peuple burundais sont ceux à qui le peuple a donné officiellement le mandat de le représenter et sont connus tant par la population Burundaise que par la Communauté Internationale. Que ce comportement de s’arroger le droit de parler au nom du peuple cesse pour ne pas créer des confusions visant à désorienter la population pour des fins politiciennes dont le seul but est de discréditer le Gouvernement en tentant de créer le doute et la confusion aux yeux des bailleurs bilatéraux et multilatéraux.
Ces alliances contre nature visant à transformer des cas purement juridiques et internes à la justice pour des fins politiques viennent encore une fois prouver ou montrer à suffisance qu’il y a des gens, des associations ou organisations mal intentionnées qui se cachent derrière leurs statuts pour combattre le pouvoir du parti CNDD-FDD et ses collaborateurs. Au moment où le Burundi s’apprête à rentrer dans la phase préparatoire de la mise en place de la Commission Vérité Réconciliation, n’y en aurait-il pas ceux qui chercheraient à tout chambouler pour que ce grand rendez-vous de l’histoire du Burundi n’ait pas lieu ? C’est une autre raison de cette agitation politico politicienne et judiciaire qui n’en finit pas !!!!!
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